haut

 

Climat Justice Sociale

 

la Une

 

La doc.

Textes

Images&vidéos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour votre information, vous trouverez ci-dessous le communiqué d'Urgence Climatique Justice Sociale qui juge que les négociations sont dans l’impasse et qui appelle à des “mesures véritablements alternatives”

(PDF ici)

(Lien)

et

Le réseau international Climate Justice Now dénonce de son côté les fausses solutions discutées à Barcelone - dernières négociations intermédiaires - et appelle à la mobilisation internationale pour obtenir un accord contraignant.

Traduction française de Ronack Monabay pour le réseau IPAM

(PDF ici)

(En anglais ici )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à J-30 : “Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires”

Communiqué du collectif Urgence Climatique Justice Sociale – 6 nov 2009

A un mois de l’ouverture du sommet de Copenhague, les négociations sont dans l’impasse. Au point que les pays africains ont quitté la table des négociations, ce mardi 3 décembre, à Barcelone, lors de la dernière rencontre intermédiaire. Les propositions de l’Union Européenne, des Etats-Unis, et plus largement des pays de l’Annexe 1 de la Convention-Cadre, tant en termes d’objectifs de réduction que de financements de l’adaptation au changement climatique, ne sont pas à la hauteur des enjeux. Elles suscitent le mécontentement et l’opposition des pays du Sud. Par l’absence de propositions chiffrées suffisantes, l’Union européenne, loin de sa posture usurpée de locomotive des négociations, ne facilite pas l’obtention d’un véritable accord à Copenhague. Cet accord devrait d’ailleurs se limiter à une déclaration politique sans véritable caractère contraignant, bien éloignée de ce que l’on attend d’un sommet présenté par certains comme le plus grand rendez-vous de l’humanité.

Le collectif Urgence Climatique Justice Sociale entend ici réaffirmer qu’un véritable accord à Copenhague doit être contraignant et doit :

- Reconnaître les responsabilités des pays historiquement fortement émetteurs de GES par des engagements de réduction à la hauteur des recommandations du GIEC ;

- Assurer le transfert de technologies « vertes » et de financements conséquents vers les pays du Sud ;

Exiger des engagements de réduction domestique, sans recours aux mécanismes de flexibilité/compensation ;

- Créer un fond mondial pour le climat sous l’égide de l’ONU, sans ingérence de la Banque Mondiale ou du Fond Monétaire International.

En l’état, le collectif Urgence Climatique Justice Sociale considère que les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États face au changement climatique sont tout à fait insuffisantes. Considérant que le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces, le collectif appelle à une action urgente et radicale. Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires. Le nucléaire et les agrocarburants ne peuvent en aucun cas être la solution. Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses. Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se réveille !

Le réseau Climate Justice Now! dénonce les fausses solutions climatiques à Barcelone

Barcelone, le 6 Novembre 2009

Le réseau international Climate Justice Now! déplore l’attitude des les pays industrialisés, des dirigeants de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l’hôte du sommet de Copenhague consistant à minimiser l’importance des attentes que porte le sommet climatique de Copenhague.

A la veille des négociations de Copenhague, on ne note aucun progrès significatif par rapport aux objectifs fixés, ni d’engagements sur le respect des droits de l’homme mais plutôt une confiance naïve et dangereuse dans les mécanismes de marché doublée d’un contexte alarmant où certains pays commencent à envisager sérieusement de dangereuses solutions technologiques supposées « réparer » le climat.

Ainsi, Meena Raman, conseillère juridique du ‘Thirld World Network’, explique qu’ « au lieu de discuter des aspects pratiques visant à réduire rapidement les émissions – comme des investissements massifs dans les énergies sûres et renouvelables et dans le transfert de technologies - les pays riches rassemblés à Barcelone minimisent les attentes et se dirigent de plus en plus vers des objectifs faibles, un financement minimal et des accords insignifiants sur le transfert de technologie ». Elle souligne que « les tentatives de détruire et de transformer les instruments légaux actuels relatifs au climat (la Convention Cadre des Nations Unis et le Protocole de Kyoto) via des solutions fausses et injustes mises en avant dans le cadre d’un ensemble d’objectifs faibles, détruit la confiance et l’espoir dans la possibilité d’obtenir un accord fort et ambitieux à Copenhague ».

Un des résultats envisageables à Copenhague devait être un accord sur le programme de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REED). En réalité, si le sommet de Copenhague ne donne pas lieu à un accord légalement contraignant sur le changement climatique, il est probable que cet accord sur les ressources forestières ne soit qu’un exercice de récupération (green-washing) de plus. Selon Alejandro Alemán du Centre Humbolt, s’exprimant au nom du Caucus d’Accra sur les Forêts et le Changement Climatique : « nous ne pouvons pas accepter qu’un mauvais accord sur les forêts soit une faille qui sabote unevéritable solution au changement climatique. Les pays industrialisés ont une responsabilité historique sur le changement climatique et un accord « REED » sur les forêts ne fonctionnera pas sans engagements de ces pays pour réduire leurs émissions domestiques d’au moins 40% ».

« Les droits collectifs pleins et entiers des peuples indigènes, en accord avec la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes, et notre participation complète et effective dans toutes les négociations sur le changement climatique doivent être reconnus dans tout traité contraignant » explique Christian Dominguez, membre du Forum International des Peuples Indigènes sur le Changement Climatique qui participe aux négociations officielles.

« Alors que les négociations globales sont allées, ici à Barcelone, à une vitesse d’escargot, la géo-ingénierie s’est retrouvée rapidement au centre des débats politiques à Londres et à Washington » explique Diana Bronson de l’ECT (Action Group on Erosion, Technology and Concentration).

« Hier, les audiences du Congrès sur la géo-ingénierie ont commencé à Washington, nouveau signal indiquant que les pays industrialisés refusent de prendre des mesures sérieuses concernant leurs émissions de gaz à effet de serre ». « Nous envoyons un message fort aujourd’hui : mettre des sulfates dans la stratosphère, du fer dans les océans et du biochar1 dans les sols ne sont ni des solutions au changement climatique, ni des alternatives pour assurer les objectifs contraignants et le financement adéquat que les pays en développement demandent légitimement. »

Alors qu’il ne reste plus de sessions de négociations prévues avant le sommet de Copenhague, la division entre les revendications des pays en développement et les actions des pays industrialisés a mené à une rupture de confiance qui sape la crédibilité de ces négociations. Climate Justice Now ! appelle les dirigeants politiques à convenir d’un accord ambitieux et contraignant, le reste ne serait qu’un échappatoire politique de plus.

Climate Justice Now est un réseau d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier qui luttent pour une justice sociale, écologique et entre les sexes.

INFORMATIONS :

Diana Bronson: ETC Group, 1 514 629 9236 diana@etcgroup.org

Daphne Wysham, Institute for Policy Studies, +1 202-510-3541 daphne@ips-dc.org

Kate Dooley, FERN, +44 782 469 7376 kate@fern.org

Traduction par Ronack Monabay pour le réseau IPAM : ronack@echanges-partenariats.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut